Bava Metzia 5

Chapitre 5

א אֵיזֶהוּ נֶשֶׁךְ וְאֵיזֶהוּ תַרְבִּית. אֵיזֶהוּ נֶשֶׁךְ. הַמַּלְוֶה סֶלַע בַּחֲמִשָּׁה דִינָרִין, סָאתַיִם חִטִּין בְּשָׁלשׁ, מִפְּנֵי שֶׁהוּא נוֹשֵׁךְ. וְאֵיזֶהוּ תַרְבִּית, הַמַּרְבֶּה בְּפֵרוֹת. כֵּיצַד. לָקַח הֵימֶנּוּ חִטִּין בְּדִינַר זָהָב הַכּוֹר, וְכֵן הַשַּׁעַר, עָמְדוּ חִטִּין בִּשְׁלשִׁים דִּינָרִין, אָמַר לוֹ תֶּן לִי חִטַּי, שֶׁאֲנִי רוֹצֶה לְמָכְרָן וְלִקַּח בָּהֶן יָיִן. אָמַר לוֹ הֲרֵי חִטֶּיךָ עֲשׂוּיוֹת עָלַי בִּשְׁלשִׁים, וַהֲרֵי לְךָ אֶצְלִי בָּהֶן יָיִן, וְיַיִן אֵין לוֹ:
1 Qu’est-ce que l’usure (défendue par la loi mosaïque), et qu’est-ce que l’intérêt défendu seulement par la loi rabbinique? L’usure défendue par la loi mosaïque est celle des prêts; p. ex. si l’on prête à une personne une selà (= 4 dinars), pour qu’elle rende plus tard cinq dinars, ou si l’on prête deux saah (mesures) de froment à une personne pour qu’elle en rende trois. L’intérêt défendu seulement par la loi rabbinique est celui des achats de fruits (ou d’autres objets); p. ex. un citadin passe au marché avec un paysan, pour que celui-ci lui fournisse du froment à raison de 25 dinars d’argent le kour (mesure de 30 saah), prix courant de la récole; plus tard, le prix s’est élevé à 30 dinars d’argent. Le citadin vient réclamer son froment pour le vendre et acheter du vin; mais le paysan répond “Je garde le froment à raison de 30 dinars d’argent le kour, et je te fournirai du vin quand tu en auras besoin”, bien qu’en ce moment le paysan n’ait pas de vin (c’est défendu).
ב הַמַּלְוֶה אֶת חֲבֵרוֹ, לֹא יָדוּר בַּחֲצֵרוֹ חִנָּם, וְלֹא יִשְׂכֹּר מִמֶּנּוּ בְּפָחוֹת, מִפְּנֵי שֶׁהוּא רִבִּית. מַרְבִּין עַל הַשָּׂכָר, וְאֵין מַרְבִּין עַל הַמֶּכֶר. כֵּיצַד. הִשְׂכִּיר לוֹ אֶת חֲצֵרוֹ, וְאָמַר לוֹ, אִם מֵעַכְשָׁיו אַתָּה נוֹתֵן לִי, הֲרֵי הוּא לְךָ בְּעֶשֶׂר סְלָעִים לְשָׁנָה, וְאִם שֶׁל חֹדֶשׁ בְּחֹדֶשׁ, בְּסֶלַע לְחֹדֶשׁ, מֻתָּר. מָכַר לוֹ אֶת שָׂדֵהוּ, וְאָמַר לוֹ, אִם מֵעַכְשָׁיו אַתָּה נוֹתֵן לִי, הֲרֵי הִיא שֶׁלְּךָ בְּאֶלֶף זוּז, אִם לַגֹּרֶן, בִּשְׁנֵים עָשָׂר מָנֶה, אָסוּר:
2 Le créancier ne doit pas demeurer gratis dans la propriété du débiteur, et il ne doit pas même la louer meilleur marché qu’un autre locataire; car cela serait de l’usure. Quand on loue quelque chose, on peut augmenter le loyer (si l’on ne paie pas d’avance), mais on ne peut pas augmenter le prix de la vente (en un tel cas). Il est permis de louer une propriété à un individu, en lui disant: “si tu paies pour l’année d’avance, tu ne donneras pas 10 selaïm; si tu paies au mois, tu donnera un selà par mois” (ou par an 12 selaïm). Mais il est défendu de vendre un champ à un individu en lui disant: “si tu paies d’avance, tu ne donneras que mille zouz; mais si tu ne paies qu’après ta récolte, tu donneras 1200 zouz”.
ג מָכַר לוֹ אֶת הַשָּׂדֶה, וְנָתַן לוֹ מִקְצָת דָּמִים, וְאָמַר לוֹ אֵימָתַי שֶׁתִּרְצֶה הָבֵא מָעוֹת וְטֹל אֶת שֶׁלְּךָ, אָסוּר. הִלְוָהוּ עַל שָׂדֵהוּ, וְאָמַר לוֹ, אִם אִי אַתָּה נוֹתֵן לִי מִכָּאן וְעַד שָׁלשׁ שָׁנִים הֲרֵי הִיא שֶׁלִּי, הֲרֵי הִיא שֶׁלּוֹ. וְכָךְ הָיָה בַּיְתוֹס בֶּן זוֹנִין עוֹשֶׂה עַל פִּי חֲכָמִים:
3 Un individu vend son champ à un autre qui lui donne une partie du prix convenu; et le vendeur dit à l’acheteur: “tu peux apporter le reste quand tu voudras, et alors le champ t’appartiendra ” dans ce cas, il fait un acte défendu. Si un individu prête de l’argent à un autre sur son champ, et lui dit: “si tu ne me payes pas la dette en 3 ans d’ici, le champ m’appartiendra”, alors le champ appartient, en effet, au créancier, si l’autre ne paie pas. Ainsi agit Baithos, fils de Zonin, avec le consentement des docteurs.
ד אֵין מוֹשִׁיבִין חֶנְוָנִי לְמַחֲצִית שָׂכָר, וְלֹא יִתֵּן מָעוֹת לִקַּח בָּהֶן פֵּרוֹת לְמַחֲצִית שָׂכָר, אֶלָּא אִם כֵּן נוֹתֵן לוֹ שְׂכָרוֹ כְּפוֹעֵל. אֵין מוֹשִׁיבִין תַּרְנְגוֹלִין לְמֶחֱצָה, וְאֵין שָׁמִין עֲגָלִין וּסְיָחִין לְמֶחֱצָה, אֶלָּא אִם כֵּן נוֹתֵן לוֹ שְׂכַר עֲמָלוֹ וּמְזוֹנוֹ. אֲבָל מְקַבְּלִין עֲגָלִין וּסְיָחִין לְמֶחֱצָה, וּמְגַדְּלִין אוֹתָן עַד שֶׁיְּהוּ מְשֻׁלָּשִׁין. וַחֲמוֹר, עַד שֶׁתְּהֵא טוֹעָנֶת:
4 Il est défendu de donner des marchandises à un boutiquier pour qu’il les vende et en partage les bénéfices (avec le déposant). Il est défendu (par le même motif) de prêter à un marchand de l’argent, pour que celui-ci achète des marchandises et partage le bénéfice avec le créancier, à moins que celui-ci ne paie au marchand pour sa part de travail, comme on paie un ouvrier. De même, il est défendu de donner à crédit des œufs à un individu qui a une poule, pour qu’il les fasse couvert, et que prêteur et débiteur se partagent le bénéfice. Il en est de même, si un individu donne à un éleveur des veaux et des poulains à nourrir, fixant leur valeur en argent (que l’éleveur sera obligé de payer en cas de perte ou de mort des animaux), et sous la condition qu’ils se partageront le bénéfice. Ce commerce n’est permis que si celui qui donne les œufs ou les veaux paie à l’autre la peine prise pour sa moitié, et qu’il lui paie aussi (la moitié des dépenses) pour nourrir les petits poussins, ou les veaux, ou les poulains. Mais il est permis de donner des veaux ou des poulains à un individu, pour que celui-ci les élève jusqu’au tiers du développement.
ה שָׁמִין פָּרָה וַחֲמוֹר וְכָל דָּבָר שֶׁהוּא עוֹשֶׂה וְאוֹכֵל לְמֶחֱצָה. מְקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ לַחֲלֹק אֶת הַוְּלָדוֹת מִיָּד, חוֹלְקִין, מְקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ לְגַדֵּל, יְגַדֵּלוּ. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר, שָׁמִין עֵגֶל עִם אִמּוֹ וּסְיָח עִם אִמּוֹ. וּמַפְרִיז עַל שָׂדֵהוּ, וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ מִשּׁוּם רִבִּית:
5 On peut donner à l’éleveur une vache, un âne, ou tout animal qui rapporte ce qu’il mange, en fixant la valeur de l’animal au moment de la lui donner, pour partager avec lui plus tard le bénéfice. Si l’animal a des petits chez l’éleveur, on les partage de suite après leur naissance, dans les endroits où c’est l’usage. Mais dans les endroits où il est d’usage d’élever les petits, l’éleveur doit élever même les petits qui ne lui appartiennent pas. R. Simon b. Gamliel dit: on peut donner à l’éleveur le veau avec sa mère, ou le poulain avec la jument; on peut avancer au fermier de l’argent pour améliorer le champ et se faire payer plus cher la ferme; tout cela n’est pas de l’usure.
ו אֵין מְקַבְּלִין צֹאן בַּרְזֶל מִיִּשְׂרָאֵל, מִפְּנֵי שֶׁהוּא רִבִּית. אֲבָל מְקַבְּלִין צֹאן בַּרְזֶל מִן הַנָּכְרִים, וְלֹוִין מֵהֶן וּמַלְוִין אוֹתָן בְּרִבִּית, וְכֵן בְּגֵר תּוֹשָׁב. מַלְוֶה יִשְׂרָאֵל מְעוֹתָיו שֶׁל נָכְרִי מִדַּעַת הַנָּכְרִי, אֲבָל לֹא מִדַּעַת יִשְׂרָאֵל:
6 L’éleveur ne doit pas recevoir du petit bétail d’un israélite, à la condition de subir seul les dommages et les pertes, et de partager le bénéfice, car c’est de l’usure. Mais l’éleveur peut le recevoir d’un païen. On peut donner l’intérêt à un créancier païen, et on peut aussi lui prêter à intérêt. Il en est de même d’un prosélyte palestinien. On peut prêter à intérêt l’argent du païen à un israélite, en le faisant sur la demande du païen, non à l’inverse.
ז אֵין פּוֹסְקִין עַל הַפֵּרוֹת עַד שֶׁיֵּצֵא הַשָּׁעַר. (יָצָא הַשַּׁעַר, פּוֹסְקִין, וְאַף עַל פִּי שֶׁאֵין לָזֶה יֵשׁ לָזֶה). הָיָה הוּא תְחִלָּה לַקּוֹצְרִים, פּוֹסֵק עִמּוֹ עַל הַגָּדִישׁ, וְעַל הֶעָבִיט שֶׁל עֲנָבִים, וְעַל הַמַּעֲטָן שֶׁל זֵיתִים, וְעַל הַבֵּיצִים שֶׁל יוֹצֵר, וְעַל הַסִּיד מִשֶּׁשִּׁקְּעוֹ בַכִּבְשָׁן. וּפוֹסֵק עִמּוֹ עַל הַזֶּבֶל כָּל יְמוֹת הַשָּׁנָה. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר, אֵין פּוֹסְקִין עַל הַזֶּבֶל אֶלָּא אִם כֵּן הָיְתָה לּוֹ זֶבֶל בָּאַשְׁפָּה. וַחֲכָמִים מַתִּירִין. וּפוֹסֵק עִמּוֹ כְשַׁעַר הַגָּבוֹהַּ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא פָסַק עִמּוֹ כְשַׁעַר הַגָּבוֹהַּ, יָכוֹל לוֹמַר תֶּן לִי כָזֶה, אוֹ תֶּן לִי מְעוֹתָי:
7 Celui qui veut passer un marché avec un paysan fournisseur, en lui donnant l’argent dans la saison du bon marché (en automne, après la récolte), pour que celui-ci lui fournisse la marchandise pendant toute l’année au bas prix de cette saison, ne doit pas le conclure avant que le prix de la saison ne soit déjà fixé (si le paysan n’a pas en ce moment la marchandise demandée). Si ce prix est fixé, il peut passer le marché même avec un paysan qui ne possède pas en ce moment la marchandise qu’on lui demande, car il peut l’acheter en ce moment chez un autre au prix de la saison. Si ce paysan a récolté la marchandise demandée avant les autres (et passe ce marché quand le prix de la saison n’est pas encore fixé), il peut passer ce marché s’il a des gerbes en tas, ou des raisins ou des olives dans le pressoir; le potier peut passer le marché pour fournir les pots, s’il possède les moules, ou bien pour fournir la chaux, quand il l’a mise dans la fournaise. On peut conclure le marché pour fournir du fumier toute l’année (au bas prix de la saison). R. Yossé dit: on ne peut pas le faire si le fournisseur ne possède pas du fumier à ce moment; les autres docteurs le permettent. On peut convenir avec le fournisseur qui s’engage pour toute l’année, que si la marchandise baisse de prix, on ne le payera que selon la valeur diminuée. R. Juda dit: on n’a pas besoin d’une convention pour cela; car si le prix baisse, l’acquéreur peut toujours dire au fournisseur: “donne-moi à ce prix, ou rends-moi mon argent”.
ח מַלְוֶה אָדָם אֶת אֲרִיסָיו חִטִּים בְּחִטִּין לְזֶרַע, אֲבָל לֹא לֶאֱכֹל. שֶׁהָיָה רַבָּן גַּמְלִיאֵל מַלְוֶה אֶת אֲרִיסָיו חִטִּין בְּחִטִּין לְזֶרַע, בְּיֹקֶר וְהוּזְלוּ, אוֹ בְזוֹל וְהוּקְרוּ, נוֹטֵל מֵהֶן כְּשַׁעַר הַזּוֹל, וְלֹא מִפְּנֵי שֶׁהֲלָכָה כֵן, אֶלָּא שֶׁרָצָה לְהַחְמִיר עַל עַצְמוֹ:
8 Celui qui afferme ses champs peut prêter à ses fermiers une mesure de blé pour qu’ils la lui rendent plus tard (sans craindre que la mesure soit plus chère au moment du payement et qu’il y ait usure), s’ils l’empruntent pour semer, non pour leur consommation. Quand R. Gamliel prêtait à ses fermiers une mesure de blé, fût-ce pour semer, il en estimait la valeur au jour de l’emprunt et celle au jour du payement; si le prix avait baissé ou augmenté du premier jour au dernier, il se faisait payer selon le prix le plus bas. Mais R. Gamliel était trop scrupuleux; le loi ne l’exige pas.
ט לֹא יֹאמַר אָדָם לַחֲבֵרוֹ, הַלְוֵינִי כוֹר חִטִּין וַאֲנִי אֶתֵּן לְךָ לַגֹּרֶן. אֲבָל אוֹמֵר לוֹ, הַלְוֵינִי עַד שֶׁיָּבֹא בְנִי, אוֹ עַד שֶׁאֶמְצָא מַפְתֵּחַ. וְהִלֵּל אוֹסֵר. וְכֵן הָיָה הִלֵּל אוֹמֵר, לֹא תַלְוֶה אִשָּׁה כִּכָּר לַחֲבֶרְתָּהּ עַד שֶׁתַּעֲשֶׂנּוּ דָמִים, שֶׁמָּא יוֹקִירוּ חִטִּים, וְנִמְצְאוּ בָאוֹת לִידֵי רִבִּית:
9 Il ne faut pas emprunter un kour de blé pour rendre la même mesure après la récolte; mais on peut dire à quelqu’un: prête-moi du blé et je te le rendrai quand j’aurai trouvé la clef, ou quand mon fils viendra. Hillel le défend (même quand le débiteur a du blé). Hillel disait aussi: une femme ne doit pas prêter un pain à sa voisine pour que celle-ci lui rende le même pain, à moins d’en fixer le prix; autrement, il est à craindre que le prix de la substance n’augmente, il y aurait usure.
י אוֹמֵר אָדָם לַחֲבֵרוֹ, נַכֵּשׁ עִמִּי וַאֲנַכֵּשׁ עִמָּךְ, עֲדֹר עִמִּי וְאֶעְדֹּר עִמָּךְ, וְלֹא יֹאמַר לוֹ נַכֵּשׁ עִמִּי וְאֶעְדֹּר עִמָּךְ, עֲדֹר עִמִּי וַאֲנַכֵּשׁ עִמָּךְ. כָּל יְמֵי גָרִיד, אֶחָד. כָּל יְמֵי רְבִיעָה, אֶחָד. לֹא יֹאמַר לוֹ חֲרשׁ עִמִּי בַּגָּרִיד וַאֲנִי אֶחֱרשׁ עִמְּךָ בָּרְבִיעָה. רַבָּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר, יֵשׁ רִבִּית מֻקְדֶּמֶת וְיֵשׁ רִבִּית מְאֻחֶרֶת. כֵּיצַד. נָתַן עֵינָיו לִלְווֹת הֵימֶנּוּ, וְהָיָה מְשַׁלֵּחַ לוֹ וְאוֹמֵר בִּשְׁבִיל שֶׁתַּלְוֵנִי, זוֹ הִיא רִבִּית מֻקְדֶּמֶת. לָוָה הֵימֶנּוּ וְהֶחֱזִיר לוֹ אֶת מְעוֹתָיו, וְהָיָה מְשַׁלֵּחַ לוֹ וְאָמַר בִּשְׁבִיל מְעוֹתֶיךָ שֶׁהָיוּ בְטֵלוֹת אֶצְלִי, זוֹ הִיא רִבִּית מְאֻחֶרֶת. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר, יֵשׁ רִבִּית דְּבָרִים, לֹא יֹאמַר לוֹ, דַּע כִּי בָא אִישׁ פְּלוֹנִי מִמָּקוֹם פְּלוֹנִי:
10 Un homme peut dire à un autre: “Va sarcler mon champ; je sarclerai (un autre jour) le tien; va creuser chez moi, je creuserai chez toi”; mais on ne peut pas dire: “Va sarcler dans mon champ et je creuserai dans le tien, ou: va creuser chez moi et je sarclerai chez toi ”. Quant aux jours du travail, on peut considérer tous les jours comme se ressemblant l’un à l’autre, et de même tous les jours de pluie; mais on ne peut pas dire à autrui: “Va labourer dans mon champ un jour sec, et je labourerai dans le tien en un jour de pluie”.. R. Gamliel dit: il y a l’usure prématurée et l’usure tardive, par exemple: un homme a en vue d’emprunter quelque chose à un individu, et il lui fait un envoi d’avance, en lui disant: “c’est pour que tu me prêtes de l’argent”; c’est là l’usure prématurée. Un homme a emprunté de l’argent chez un individu, et il l’a payé; puis il lui fait un envoi, en lui disant: “c’est pour l’argent que tu m’as laissé quelques temps”; c’est là l’usure tardive. R. Simon dit: Il y a aussi usure en paroles; ainsi, il faut renoncer à son créancier (pour lui faire plaisir) l’arrivée de quelqu’un.
יא וְאֵלּוּ עוֹבְרִין בְּלֹא תַעֲשֶׂה. הַמַּלְוֶה, וְהַלֹּוֶה, וְהֶעָרֵב, וְהָעֵדִים. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים, אַף הַסּוֹפֵר. עוֹבְרִים מִשּׁוּם לֹא תִתֵּן (ויקרא כה), וּמִשּׁוּם בַּל תִּקַּח מֵאִתּוֹ (שם), וּמִשּׁוּם לֹא תִהְיֶה לוֹ כְּנשֶׁה (שמות כב), וּמִשּׁוּם לֹא תְשִׂימוּן עָלָיו נֶשֶׁךְ (שם), וּמִשּׁוּם וְלִפְנֵי עִוֵּר לֹא תִתֵּן מִכְשֹׁל וְיָרֵאתָ מֵּאֱלֹהֶיךָ אֲנִי ה' (ויקרא יט):
11 Voici ceux qui transgressent la défense biblique d’usure: le créancier, le débiteur, le garant et les témoins (qui signent l’acte où le débiteur s’engage à donner l’usure). Les autres docteurs ajoutent: l’écrivain. Ils transgressent 5 défenses: “tu ne donneras pas ton argent à usure” (Lv 15, 37); “tu ne prendras pas d’usure (ibid. 36); “tu ne seras pas comme un exacteur” (Ex 22, 24); “vous ne lui imposerez pas d’usure” (ibid.); enfin “tu ne mettras rien devant l’aveugle qui puisse le faire tomber, tu craindras ton Dieu, je suis l’Eternel” (Lv 19, 14).